02 avril 2009
La marche des perdants
er
Leur jeunesse s'était enfuie
leurs rêves éperdus, disparus
on se raccroche aux sacs à main
le regard vers la poussière
à l'image du devenir entrevu.
Le vivant
aux vêtements blancs
n'accroche même pas le regard
Et le soleil lui-même
semble s'être refroidi.
Commentaires
Bonjour,
N'est-ce pas un point de vue un peu trop extérieur ? Je ne sais pas, tu me diras : je ne les ai pas croisées, moi, ces deux mamies... Mais ces longues vies, c'est toute une histoire... Elles ont peut-être d'autres choses au fond de l'âme que des sacs à main et de la poussière ?
Sinon, j'aime bien, dans ta photo, le personnage flou en face, il donne une profondeur et une lumière, comme un envers du premier plan...
Cela dit, je n'y connais rien en photographie, je goûte un peu, c'est tout.
Tu as tout à fait raison, Bifane, (et merci de ta visite), c'est un parti pris total ! Ce sont peut-être 2 Mamies délicieuses et pleines de vie !! J'ai fait le choix de les interpréter comme je l'ai fait.
Évidemment, je n'aurais pas agi ainsi si les personnes étaient reconnaissables...
Habituellement, je laisse celui qui regarde se faire sa propre opinion, avoir ses propres ressentis, qui peuvent être bien différents d'une personne à une autre.
Regard baissés sur les pavés usés...
Ecriture poétique...
Première visite ici: j'aime bien :)
Antiblues, merci pour ta visite et ton commentaire
J'aime beaucoup la photo. ceci dit, elle ne m'aurait pas du tout inspiré le même genre de texte (en particulier, j'avais plutôt l'impression qu'elles allaient à la rencontre de la personne en blanc), mais j'aime bien que tu aies mis ton interprétation, pour nous donner un autre regard (que le notre) sur cette image.
Oh, qu'il est triste ce billet !!!
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